Sénégal : vers une médiation des autorités réligieuses ?

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Après les violences qui ont fait ces derniers jours au moins 16 morts, un calme précaire est de retour, notamment à Dakar, la capitale. La condamnation à deux ans de prison ferme pour “corruption de la jeunesse” rend en l’état actuel l’opposant Ousmane Sonko en principe inéligible à la présidentielle de 2024.

Mais ce dernier reste populaire chez les moins de vingt ans qui représentent la moitié de la population ainsi que dans les milieux modestes. Les Sénégalais continuent de redouter une arrestation du candidat déclaré pour la présidentielle.

Pour sa part, le président Macky Sall entretient le flou sur ses intentions pour 2024 mais l’hypothèse d’une candidature rencontre une forte opposition.

La responsabilité des violences

Alors que les camps d’Ousmane Sonko et celui du président Macky Sall se renvoient la responsabilité des violences et des morts, le gouvernement a décidé de couper “temporairement” internet sur les téléphones.

C’est dans ce contexte que selon la presse locale, Macky Sall se serait rendu lundi soir à Touba, la deuxième ville la plus peuplée du Sénégal et siège de la confrérie musulmane des mourides. Sur place, le président sénégalais se serait entretenu avec le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Si peu d’information a filtré de cette rencontre, Maurice Soudieck Dione, professeur agrégé de sciences politiques à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal, explique que les autorités coutumières et religieuses ont toujours joué un rôle de médiateur pendant les crises au Sénégal. Même si leur influence s’est quelque peu réduite.

Auteur: Carole Assignon

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