REFUE-MA : l’impact des VBG en milieux scolaire et universitaire

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Le Réseau des femmes universitaires Enseignantes du Mali (REFUE-MA) en partenariat avec le Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) a organisé ce jeudi 08 décembre 2022 à l’université de Kabala, une conférence débat sur le thème : « l’impact des VBG en milieux scolaire et universitaire.»

Après la cité universitaire de Badalabougou, c’est au tour de la cité universitaire de Kabala d’accueillir la série de conférences-débats  du REFUE-MA sur les droit des femmes et des enfants. La thématique aborder au cours de cette conférence débat s’inscrit dans la dynamique de la recherche de la justice et de l’équité. « La violence basée sur le genre constitue une tare multimillénaire des sociétés humaines, et qui se transpose, depuis plus de trois décennies, dans l’espace scolaire et universitaire, un lieu dédié à l’éducation, à l’acquisition du savoir et à la production des ressources humaines indispensable à tout développement », précise la présidente du REFUE-MA, Mme Anna Traoré.

A partir des  années  1990, selon la présidente Traoré, d’autres formes de violence sont apparues, et sont devenkues très fréquentes voire banales. Elle souligne qu’il s’agit des agressions corporelles, assassinats, l’utilisation d’armes blanches et d’armes à feu aux quelles s’ajoutent les harcèlements sexuels, financières et psychologiques.

Aussi, les statistiques issues d’une petite étude faite par le REFUE-MA en collaboration avec les filles vivant dans les campus universitaires de Bamako apparaissent assez édifient. Selon les résultats de cette étude qui a concerné 32 étudiants vivant dans les campus, 80,6% ont subi des violences dont 64,5% sont des étudiantes ; 28,8% l’ont été au moins 3 fois, 45,8% n’ont pas dénoncé dont 32,4% par peur des représailles. Les auteurs des actes de violences sont, entre autres, des enseignants 3,2% ; des agents de CENOU avec 9,7% d’autres étudiants des campus 9,7% ; mais surtout des responsables de l’AEEM avec 45,2%.

Selon la présidente du REFUE-MA, les VBG dans l’espace scolaire et universitaire sont aujourd’hui assimilables au cancer, dit-il, oui un cancer presque métastasé qui ronge petit à petit l’école. Pour l’enseignante Traoré, il est impératif de freiner rigoureusement l’évolution de cette maladie puis l’éradiquer.

Ainsi, c’est dans ce cadre que le REFUE-MA et son partenaire SWEDD à travers sa plateforme juridique, se sont engagés résolument à porter le débat en milieu scolaire et universitaire, afin que les acteurs de l’école puissent jouer un rôle majeur dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

Kossa Maïga

Handara

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